Optimiser n’est pas frauder

Ce matin, en utilisant un chèque-repas, je ne peux m’empêcher de me demander : « Suis-je un fraudeur ?« .

Cette fois c’est sûr, les bêtises que je lis parfois dans la presse dite « sérieuse » finissent par déteindre sur mon comportement au quotidien.

Si j’en crois ce qu’écrivent certains journalistes – qui nous jettent des mots à la tête sans trop se soucier de nuancer leurs propos – la réponse est oui…

Une petite recherche rapide sur Wikipédia va nous permettre de remettre un peu d’ordre dans les définitions puisqu’apparemment beaucoup confondent « fraude fiscale« , « évasion fiscale » et « optimisation fiscale« .

Nous y apprenons donc que la « fraude fiscale » est le détournement « illégal » d’un système fiscal afin de ne pas contribuer aux charges publiques alors que « l’évasion fiscale » est l’utilisation « légale » des failles et des niches du système fiscal afin de réduire ou d’optimiser le montant de l’imposition.

Deux concepts très différents puisque le premier relève de la criminalité – c’est mal – alors que le second fait appel à l’ingénierie fiscale, une forme de créativité tout à fait légale, je me permets d’insister sur ce détail qui a tendance à échapper à certains.

Et me voilà donc rassuré : non, je ne suis PAS un fraudeur en utilisant mon chèque-repas obtenu grâce à l’optimisation fiscale et salariale.

Aucun doute, un lunch au parfum d’optimisation est nettement meilleur qu’un lunch au goût de fraude… Et la digestion n’en sera que plus facile !

Bon appétit !

Max

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