Voici quelques changements attendus dans votre déclaration fiscale 2020 (revenus 2019)

Voici quelques changements attendus dans votre déclaration fiscale 2020 (revenus 2019)

Chaque année, quelques 7 millions de Belges s’acquittent de la traditionnelle corvée de déclaration IPP. Si le formulaire diffère d’une Région à l’autre, la déclaration fiscale 2020 que s’apprêtent à remplir les contribuables s’allège : au total 18 codes disparaissent. Fiscal Team met en lumière certains points de votre nouvelle déclaration et vous rappelle quelques principes.

Comme chaque année, vous rentrerez prochainement votre déclaration fiscale, ou vous recevrez votre proposition de déclaration simplifiée.

Bonne nouvelle, lors de cette cuvée 2020 (portant sur les revenus 2019), le dédale des cases de votre déclaration fiscale s’allège. Au total, ce ne sont pas moins de 32 codes qui se sont envolés pour 14 nouveaux codes qui ont été insérés. Sur les 32 codes qui ont disparu, la plupart concernent la fin définitive de l’exemption partielle des « indemnités compensatoires de préavis de départ ».

Quels sont les principaux nouveaux codes ?

Une poignée de mesures exclusivement fédérales expliquent l’apparition des 14 nouveaux codes. Dans les nouveautés-phares, on note principalement : la nouvelle pension libre complémentaire pour les travailleurs salariés (PLCS) et l’avantage fiscal pour l’assurance défense en justice. Un autre nouveau code concerne l’avantage fiscal pour les investissements dans les entreprises en croissance.

La pension libre complémentaire pour les travailleurs salariés (PLCS)

Pour les employés du secteur privé et les contractuels du secteur public, qui ne peuvent (quasiment) pas bénéficier d’une assurance-groupe, la Pension libre complémentaire pour salariés (PLCS) a été instaurée en 2019. Elle leur offre la possibilité de se constituer un plan de pension de leur propre initiative. Les bénéficiaires peuvent demander à leur employeur de retenir une partie de leur salaire net et de le verser à une institution qu’ils ont désignée.

En 2019, la cotisation maximale qu’un salarié pouvait verser était plafonnées à 3% de son salaire brut en 2017. Si vous avez contracté une PLCS, la fisc vous octroyera une réduction d’impôt de 30% (avec un plafond sur le montant épargné).

L’assurance défense en justice

Nouveauté cette année, si vous avez contracté une assurance défense en justice en 2019, le fisc vous accorde une réduction d’impôt de 40%. Le montant de la prime qu’il est possible de déduire est limité à 310 euros par an, ce qui vous fait bénéficier d’un avantage fiscal de 124 euros maximum.

Nouvelle exonération fiscale des dividendes

Afin de stimuler les investissements dans les entreprises et la création d’emplois, la Cour constitutionnelle a annulé cette année la taxe sur les comptes de titres. Néanmoins les codes concernés sont toujours dans votre déclaration fiscale. Rien d’anormal, les effets de la loi sont maintenus pour la taxe qui est due pour les périodes de référence se terminant avant le 30 septembre 2019. Raison pour laquelle on retrouve toujours ces codes dans cette déclaration pour l’exercice fiscal 2019.

Par ailleurs, pour les dividendes sur actions payés en 2019, l’exonération passera à 800 euros, (au lieu de 240 euros l’année passée), ce qui donne une économie fiscale pouvant atteindre 240 euros.

Deux clarifications importantes

Afin d’enrayer le nombre impressionnant de codes et de clarifier certains points, la déclaration fiscale a été allégée à plusieurs niveaux. C’est le cas entre autres du bonus salarial et des revenus immobiliers.

Cette année, l’exonération liée aux bonus salariaux sera automatiquement accordée. Elle ne devra même plus être encodée manuellement dans l’IPP. Le maximum de l’exonération s’élève à 2.942 euros par personne. « Quiconque reçoit de son employeur un avantage non récurrent lié aux résultats d’entreprise – autrement dit un bonus salarial – verra cette somme totalement ou partiellement exonérée d’impôt, et elle sera désormais automatiquement accordée », explique Jef Wellen dans les colonnes du quotidien.

Quant au cadre III relatif aux revenus immobiliers pour la résidence principale et occupée par le propriétaire, il a été modifié par l’administration fiscale. Les habitations propres étant exonérées d’impôt des personnes physiques, une remarque a été ajoutée pour éviter que les contribuables ne déclarent ces revenus exonérés. En revanche, les résidences secondaires ou les biens donnés en location doivent toujours, eux, être déclarés.