Triste record de faillites en juillet et août

Les chiffres communiqués par le bureau d’informations  économiques et financières Graydon sont sans appel: 1.237 faillites ont été prononcées par les tribunaux belges au cours des deux mois d’été. C’est 30% de plus que pour la même période l’année passée (949 faillites), révèle le quotidien l’Echo.

Ces chiffres impressionnants sont avant tout imputables à Bruxelles, où 424 entreprises ont baissé leur volet contre 175 seulement en 2017. « C’est le plus haut chiffre jamais relevé à Bruxelles en période estivale« , souligne Peter Gazelle, Managing director chez Graydon.

Moins inquiétant en Wallonie

En revanche, les chiffres sont moins inquiétants pour la Wallonie qui enregistre un statu quo avec 274 faillites. La Flandre, quant à elle, note une augmentation de 9,3% (542 faillites).

Petit bémol à ce désolant constat, la situation est relativement stable sur les 8 premiers mois de l’année. En effet, 6.677 faillites ont été recensées, soit une diminution (-1%) par rapport à la même période en 2017. Les pertes d’emplois pour cause de faillite (11.780) ont même baissé de 13% de janvier à juin 2018.

Mais c’est à nouveau à Bruxelles que les chiffres sont franchement mauvais. Alors que les faillites ont régressé tant en Wallonie (-11,5%) qu’en Flandre (-8,9%), dans la capitale, on note une hausse de 30% depuis le 1er janvier.

L’Horeca se relève doucement

Le secteur le plus touché par les faillites est sans conteste celui de la construction comptabilisant 1.211 faillites de janvier à fin août (soit + 5,7%). En revanche, l’Horeca se relève doucement. Le nombre d’établissements devant mettre la clé sous le paillasson continue de baisser.

Cette tendance à la faillite est moins marquée dans les autres secteurs. Dans les services aux entreprises, la situation est quasi stable (+ 0,2%). On remarque même des diminutions dans le commerce de gros (-4,9%) et de détail (-6,4%). Par contre, le secteur des transports, le commerce de voitures et les garagistes font face à davantage de faillites, respectivement de + 2,1% et + 9,3%.