Mobilité électrique et fiscalité, faire les bons choix

Face aux nouveaux enjeux environnementaux, les grands acteurs du secteur automobile se mobilisent en multipliant les modèles aux motorisations écologiques. D’autre part, les autorités créent des mesures incitatives pour accélérer le recours aux véhicules électriques et réduire ainsi les émissions. Comment faire les bons choix financiers et fiscaux dans ce nouveau marché ? Éléments de réponse…

Si pour l’heure, les voitures électriques restent un marché de niche (seulement 10.000 voitures électriques roulent en Belgique, représentant 1% du parc automobile), il y a fort à parier que les voitures électriques révolutionneront notre avenir proche. Selon les prévisions des experts et des constructeurs automobiles, en 2040, le marché du neuf sera entièrement dédié aux voitures électriques à faibles émissions. La plupart des constructeurs automobiles affirment d’ailleurs vouloir présenter une large gamme de voitures électriques d’ici 2023.

Qu’en est-il réellement de l’accessibilité et des prix des voitures électriques aujourd’hui et dans un avenir proche ?  Et que  fait l’Etat pour stimuler les ventes de voitures électriques ?

Les voitures électriques débarquent

Selon Transport & Environment (T&E), une organisation qui regroupe une cinquantaine d’associations européennes, la majorité des constructeurs automobiles a bien compris son rôle. Ils s’apprêtent à électrifier leur flotte et à lancer sur le marché de nombreux nouveaux modèles. La réalité est qu’à la demande de l’Europe, les constructeurs doivent diminuer leurs émissions moyennes de CO2 sous peine de lourdes amendes. Même les constructeurs les plus réticents vis-à-vis des véhicules ‘zéro émission’ semblent désormais décidés à amorcer le virage et se lancent à leur tour dans la course à l’électrification. Pas de doute, d’ici deux à trois ans, les voitures électriques envahiront progressivement  nos rues.

Le quotidien L’Echo passe en revue un catalogue des véhicules qui claironnent leur prochaine arrivée sur le marché : « La plus emblématique est peut-être l’I.D.3 de Volkswagen, avec des premières livraisons dès l’été prochain. L’e-208 de Peugeot, l’e-Corsa d’Opel, la BMW i4 sont parmi les modèles qui se rajouteront aux Nissan Leaf, Hyundai Kona, Audi e-tron, Mercedes EQC, Renault Zoé, Jaguar iPace, Tesla Model 3 et consorts déjà sur le marché. »

Pas forcément plus chères pour les entreprises

Si, depuis ses débuts, la voiture électrique et son coût n’ont cessé d’évoluer, le premier frein à l’acquisition d’un véhicule électrique reste le prix d’achat.

« Pour l’instant, les voitures électriques coûtent de 20 à 25% en plus en leasing que les voitures thermiques. Cela va se traduire par une augmentation des prix pour les sociétés », indique au quotidien Frank Van Gool, le directeur de Renta.

Un argument que nuance néanmoins L’Echo qui pointe qu’au niveau du prix mensuel, les voitures électriques sont déjà concurrentielles.

En effet, selon les informations du journal le leasing d’une voiture électrique n’est pas particulièrement plus coûteux pour les entreprises. C’est la conviction que défend ALD Automotive, la référence en matière de leasing et de fleet management. ALD Automotive affirme que pour une entreprise, le prix mensuel d’une Golf électrique est quasi comparable à celui d’une Golf diesel, carburant et entretien compris. Miel Horsten, directeur Benelux d’ALD Automotive, explique : « Si nous tenons compte de la fiscalité et de la consommation, le véhicule électrique est une alternative viable pour les motorisations atmosphériques. »

Par ailleurs, en matière d’offre, dès l’été 2020, Volkswagen proposera l’ID.3 pour un prix de base sous les 30.000 euros. Ce véhicule sera commercialisé en trois versions : une entrée de gamme à 330 kilomètres d’autonomie, une milieu de gamme à 420 km et enfin une version à 550 km (WLTP).

Une réforme fiscale s’annonce

Si pour l’heure, chez nous, le régime des voitures de société semble de plus en plus en décalage avec les enjeux climatiques et de mobilité, un changement de direction s’amorce au niveau fédéral. Dans une optique environnementale, une réforme visant à une verdurisation du parc est envisagée.

Si l’on en croit les informations de L’Echo, à l’horizon 2023 ou 2024, l’avantage fiscal ne resterait accordé qu’aux seules voitures non émettrices de CO2.

Paul Magnette, qui cherche actuellement à former une majorité, a mis sur la table des négociations une évolution vers un système ne soutenant plus que le véhicules dits « zéro émission ». En clair, son idée est de mettre fin au système des voitures de société à moteur thermique.

Bornes électriques : tout reste à faire

L’avenir des véhicules électriques semble prometteur. Les constructeurs et les politiques ont bien compris quel était leur rôle dans cette révolution. Cependant, si la situation semble évoluer favorablement, certaines points en revanche restent encore à régler pour rouler plus propre.  Parmi les curseurs qu’il reste encore à pousser : les bornes de recharge. En Belgique, le réseau est encore très limité. Joost Kaesemans, porte-parole de la Febiac, indique qu’actuellement Bruxelles possède seulement 4 bornes de recharge publiques. A titre de comparaison, la ville d’Amsterdam en possède déjà 4.000 ! Il reste encore un peu de chemin à parcourir…

Dès le premier janvier 2020, la réglementation en matière de déductibilité des véhicules en général et des véhicules hybrides en particulier connaîtra de profonds bouleversements. Si vous voulez en savoir plus sur ces nouvelles règles, nous vous invitons à consulter notre article La vérité sur la déductibilité d’un véhicule au 1er Janvier 2020 à ce sujet et à découvrir nos exemples concrets par types de véhicules pour mieux comprendre les conséquences de ces modifications.

Vous projetez l’acquisition une nouvelle voiture ? Nous vous conseillons de prendre en compte cette nouvelle fiscalité « écologique » plus que complexe pour choisir votre nouveau bijou. Vous avez un doute, une question ? Faites-nous parvenir l’offre de votre concessionnaire. Notre équipe vous conseillera sur les tenants et aboutissants fiscaux de cet éventuel achat. Ceci afin de rouler en toute fiscalité, heu… tranquillité.