L’insécurité fiscale, cauchemar des investisseurs

J’en ai encore appris une bonne la semaine dernière et je tenais évidemment à la partager avec vous :

« Un nouvel impôt minimum, appelé « Fairness Tax », sera appliqué aux sociétés* qui distribuent effectivement des dividendes alors qu’elles paient peu d’impôt suite à la déduction de pertes fiscales et/ou d’intérêts notionnels« , ai-je lu il y a quelques jours.

Cet empilement permanent de mesures qui annulent systématiquement les effets de la précédente commence à devenir franchement risible. Si c’est pour reprendre d’une main ce qu’on vient de donner de l’autre, ça ne sert à rien, sauf à faire des effets de manche et à satisfaire certaines catégories d’électeurs.

Restons sérieux et essayons d’analyser cela sur le long terme. En découvrant cette nouvelle mesure, c’est un réflexe professionnel, je ne peux m’empêcher d’essayer de calculer combien elle va rapporter. Ici, la question est plutôt « combien elle va nous faire perdre ?« .

La triste réalité, c’est que l’insécurité fiscale de notre pays et les changements permanents des règles font fuir les « gros » investisseurs peu désireux de construire leur avenir sur des sables mouvants. Quant aux « petits » investisseurs, on doute que cela leur donne l’envie d’entreprendre.

Je conclus en rappelant à ceux qui ont la mémoire courte que même quand une entreprise ne paie pas d’impôt des sociétés, elle paie souvent de l’ONSS, du précompte et de la TVA !

A bon entendeur…

Max

* Ces entreprises seront soumises à une cotisation spéciale de 5 % sur les dividendes distribués durant l’année comptable et compensés par des déductions ou pertes fiscales (hors investissements).  Cet impôt minimum ne s’applique pas aux PME ou sur des revenus de brevets (royalties).