Jeunes diplômés: jusque quand peut-on profiter d’un job étudiant ?

 

Alors que les étudiants ont repris le chemin des cours depuis près de deux mois, certains ont décidé de se lancer sur le marché du travail. Parce que les études étaient finies… ou parce qu’ils ont délibérément choisi de tout arrêter. SD Worx souhaite cependant attirer l’attention sur la cotisation de solidarité aux prestations des jeunes employés: « Les étudiants qui travaillent avec un statut d’étudiant peuvent bénéficier de l’application du taux de solidarité (5,42% à charge de l’employeur et 2,71% à charge de l’étudiant)« .

Encore étudiant ou pas ? Qui décide de quoi ? 

C’est le SPF Emploi et Travail qui, seul, peut décider si un jeune est encore étudiant et donc bénéficier de contrats d’étudiants, ou pas. Mais en gros, on peut retenir deux principes. D’une part, le jeune qui met un terme définitif à sa vie d’étudiant (prématurément ou à la fin de son année scolaire) perd son statut d’étudiant à partir du moment où il s’inscrit comme demandeur d’emploi. Pour récupérer le statut d’étudiant, il suffit de s’inscrire à nouveau dans un établissement d’enseignement, précise SD Worx.

D’autre part, si le jeune diplômé veut continuer sur sa lancée, se spécialiser ou entreprendre de nouvelles études, il garde son statut d’étudiant. Il peut donc être occupé sous contrat d’étudiant entre les deux années scolaires ou entre les deux modules.

Jusqu’au 30 septembre

Du côté de l’ONSS, on adopte un point de vue souple. L’étudiant qui finit ses études en juin peut encore travailler jusqu’au 30 septembre de l’année au cours de laquelle il a obtenu son diplôme sur la base d’un contrat d’étudiant avec application de la cotisation de solidarité. Mais l’ONSS prévient: ce job ne peut servir de période d’essai masquée. Employeurs, vous voilà prévenus.