Finances, investissements et fiscalité : tout ce qui change en 2019

Un petit chiffre qui glisse vers une année nouvelle… Pour beaucoup, c’est souvent l’occasion d’un nouveau départ,  de nouvelles résolutions  ou  de changements importants. Cela ne vous aura pas échappé, pour le secteur des banques et de la fiscalité, le premier jour de l’année civile est prétexte à initier des modifications. Fiscal Team vous éclaire sur les changements qui prendront cours en 2019. Suivez le guide…

Adaptation des tarifs bancaires

Le lendemain de la Saint Sylvestre, nos institutions bancaires adapteront leurs tarifs. Si la majorité des banques reverront leurs grilles à la hausse (c’est le cas d’ING, de BNP Paribas Fortis, d’AXA Banque, de BPost Bank, de Nagelmackers) certains établissements ont fait le choix de naviguer à contre-courant. C’est le cas notamment de la banque Crelan qui revoit plusieurs tarifs à la baisse. Et ce, alors qu’un sondage commandé par de Tijd et l’Echo révèle que 57% des Belges estiment que les frais bancaires sont trop élevés. Nous vous invitons à consulter notre article détaillé à ce propos : Les Belges paient trop de frais bancaires, mythe ou réalité ? (url à insérer)

Nouveaux billets de 100 et 200 euros

Au printemps, le 28 mai 2019 plus précisément, votre portefeuille se remplira, en tout cas nous vous le souhaitons, de tout nouveaux billets de 100 et 200 euros. D’un format plus petit, ces nouveaux billets seront plus adaptés à la taille de votre portefeuille. Autre avantage non négligeable, ces billets ornés d’un hologramme satellite et d’un chiffre spécial vert émeraude permettront de vérifier plus facilement, s’il ne s’agit pas de faux. Bien entendu, vous pourrez continuer à payer vos achats avec les anciens modèle de billets en circulation.

Le virement instantané deviendra opérationnel

Très attendu par les citoyens indépendants et commerçants, le virement instantané verra le jour dans les premiers mois de 2019. Rappelons que grâce à ce système, votre virement de banque à banque se retrouvera en quelques secondes sur le compte bancaire du bénéficiaire. Il sera traité 24h/24, le week-end et les jours fériés compris. Vu les prix des intérêts de retard, c’est bien pratique pour les bénéficiaires qui n’attendent pas !

Produits financiers durables : une norme de qualité est imposée

Dans le courant de l’année prochaine, les produits financiers veulent obtenir un label de durabilité, devront montrer l’exemple et satisfaire à plusieurs exigences minimales en la matière.

Investissements : plus de transparence en matière de frais

Dans le courant du premier trimestre 2019, les investisseurs obtiendront une meilleure visibilité sur les frais bancaires liés à leurs opérations. Concrètement, l’ensemble des frais, y compris les inducements et les taxes seront dorénavant présentés de manière plus détaillée. Cette obligation de transparence est une conséquence de la directive européenne MiFID II qui a pour principal objectif de renforcer la stabilité des marchés financiers et de protéger les investisseurs.

Le registre UBO complet à la fin mars

Le 31 mars 2019 verra la mise en place d’un nouveau registre de l’administration belge. Dès cette date, toutes les personnes physiques (bénéficiaires effectifs) qui contrôlent au moins 25% des droits de vote de société, ASBL, fondations et fiducies devront se faire connaître en s’inscrivant dans un registre mis en place par l’administration fiscale. Appelé UBO (« ultimate beneficial owner »), ce registre permettra aux contrôleurs des impôts d’avoir accès aux noms des personnes physiques qui sont partie prenante dans les sociétés, les ASBL et les fondations.

Si le but originel et officiel du registre UBO est de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Europe, tout le monde, du petit commerçant au milliardaire qui se cache derrière un trust, sera désormais parfaitement connu du fisc. Mais pas que… le grand public pourra en effet également consulter le registre en partie et sous conditions. Selon l’avis de certains fiscalistes, cette réforme est en quelque sorte la mise en place d’un début de ‘cadastre des fortunes’ qui ne dit pas son nom.

Impôts et régularisation : des taux en hausse

Autre changement qui interviendra quand sonneront les douze coups de minuit le 31 décembre : en 2019, les taux d’imposition seront à nouveau relevés de 1% en cas de régularisation fiscale. Pour les capitaux prescrits, le taux de régularisation s’élèvera donc à 39%. En 2020, il passera même à 40%.

Pour les revenus fédéraux non prescrits (TVA et impôt sur le revenu), c’est une majoration du taux normal d’imposition qui est pratiquée. Le taux passe de 23% actuellement à 24% en 2019 et finalement à 25% en 2020.