Et si on faisait un geste citoyen pour l’Horeca ?

Un mois jour pour jour après la fermeture des cafés, hôtels et restaurants, suite aux premières mesures de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus en Belgique, les comptes sont faciles à faire : ce sont plus de 650 millions d’euros qui auraient été perdus par les établissements Horeca, lesquels n’ont plus que leurs larmes pour pleurer. Même si quelques « irréductibles » résistent encore en proposant des services de livraison ou de traiteur. Heureusement, des initiatives positives fleurissent…

Pour soutenir le secteur de l’Horeca, en grande difficulté, des idées originales voient le jour. Et la rapidité de certaines d’entre elles à se concrétiser a de quoi réjouir…

La preuve avec l’un des plus grands programme de soutien organisé pour l’Horeca belge, la plateforme http://www.horecacomeback.be.  Créée à l’initiative des fournisseurs du secteur Horeca, parmi lesquels on peut citer, entre autres, Schweppes, Coca-Cola, Pepsi, Gault & Millau, elle permet aux citoyens d’acheter des bons à valoir pour des restaurants. Ces bons seront utilisables dès la fin du confinement.

En ligne depuis le 3 avril, cette plateforme recense plus 6.000 établissements inscrits. Le ticket dépensé par les clients s’élève à 47 euros en moyenne. En une petite semaine, plus de 300.000 euros ont ainsi été versés au secteur.

D’après Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie, cette mesure pourrait permettre à certains de maintenir la tête hors de l’eau. « Cette aide est essentielle pour certains restaurateurs. J’en connais qui sont à 1.000 euros près », indique le président au quotidien L’Echo.

Des chiffres confirmés par la Fédération des entreprises de Belgique, qui estime que la perte occasionnée par le lockdown dans l’Horeca aura coûté exactement 653,7 millions d’euros en un mois seulement: « Près de 100 % de l’activité du secteur est à l’arrêt et le taux d’occupation des hôtels flirte avec la barre des 10 % », indique Edward Roosens, économiste en chef de la Feb, qui calcule que si le confinement devait se prolonger jusqu’à la fin du mois de mai, c’est près d’un milliard d’euros qui pourraient ainsi rapidement s’envoler en fumée.

Derrière ces chiffres, déjà très impressionnants, se cachent des réalités humaine très compliquées : restaurateurs, gérants de cafés et autres petits patrons sont plongés dans une dèche que ne peut compenser aucune rentrée. Et nombreux sont ceux qui ont un emprunt ou un loyer à payer.

Sans aide spécifique, ni indemnité sectorielle, les plus rapides ont été admis au droit passerelle et se débrouillent comme ils peuvent avec 1 290,69 euros par mois. Les reports de charges sociales et le paiements des congés payés ? Un sparadrap sur une plaie béante pour un secteur qui attend plus qu’un coup de pouce de la part du gouvernement lorsque les affaires pourront enfin reprendre.